Froid, neige, verglas : une petite offensive hivernale
Froid, neige, verglas : une petite offensive hivernale dimanche 16 décembre 2018

Le froid a fait son retour cette semaine avec une généralisation des gelées. Ce samedi et...

d'actualités

Chronique 1945

Écarts à la normale 1945

Repères historiques

4 février : conférence de Yalta entre les 3 grands
février : bombardements massifs de Berlin et Dresde
7 mars : les américains franchissent le Rhin
30 avril : Hitler se suicide
8 mai : l’Allemagne capitule - le drapeau rouge flotte sur Berlin
26 juin : naissance des nations unies
6 et 9 août : Hiroshima puis Nagasaki sont rasées par des bombes atomiques - le Japon capitule le 2 septembre


Evènements météo marquants de l’année



Janvier 1945
(Pour plus de détails sur cet événement, CLIQUEZ ICI) est aussi froid que celui de l’année 1942 mais la neige est généralement beaucoup plus abondante - l’épaisseur atteint 25 à 40 cm dans l’est, 15 à 25 cm sur le reste de la moitié nord et dans le centre - à Paris, une couche de 10 à 20 cm est mesurée pendant près de 3 semaines - les températures descendent de nouveau très bas avec par exemple -21° à Vichy et Clermont Ferrand, -18° à Lille, -16° à Alençon, -13° à Paris, -12° à Angoulême, -9° à Montélimar, -6° à Toulon et -2° à Nice.


La neige à Paris, en face le Ponts des Arts



La neige à Paris, en face la Tour Eiffel


La neige à Paris, entre la Rue Saint-André-des-Arts et Saint-Michel



La neige à Paris, en bas des Champs-Élysées (vers la Concorde)



La neige à Paris, à Saint-Germain-des-Prés


Nantes n’est pas épargné par le froid…
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Après les bombardements de la cathédrale de Chartres, une épaisse couche de neige recouvre l’intérieur du monument…!
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Le froid et ses conséquences en banlieue Parisienne



Le Général De Gaulle à Boulogne-Billancourt


Rassemblement lié à la visite du Général De Gaulle à Nantes, dans le froid et sous la neige



Place de l'Opéra de Paris sous la neige - janvier 1945


Le ski à Montmarte (Paris), en janvier 1945

Février
est au contraire très doux - à Paris, c’est le mois de février le plus doux après celui de 1926 et 1937.


Du 19 au 24 mars, le temps est même chaud - on relève 23°5 à Paris et 21° à Brest - c’est déjà l’été près de la Méditerranée.


La chaleur devient exceptionnelle du 16 au 20 avril avec 32° à Perpignan, 31° à Mont de Marsan, 30° au Mans, 29° à Angoulême, 29° à Toulouse et 28° à Paris et Rouen - seule la vague de chaleur du mois d’avril 1934 a été plus forte.


Une semaine plus tard, cette vague de chaleur est suivie d’une chute spectaculaire de la température - la neige apparaît dans la journée du 30 avril et tient au sol dans l’extrême nord - du 1er au 3 mai : la situation météo devient tout à fait étonnante - le 1er mai(soit, à une semaine de la signature de l’armistice) il neige sur presque tout le pays, jusqu’à Brest, Bordeaux, Pau ou Montélimar - la couche de neige est parfois épaisse puisque l’on mesure 10cm en banlieue parisienne et 6cm dans Paris - après un début de printemps chaud, la végétation en avance est très affectée par les fortes gelées - les feuilles des arbres tombent sur certaines régions - les pommes de terre, les fraisiers et les haricots gèlent - la température descend à -6° vers Gap, -3° au Mans, Orléans, Alençon et Mont-de-Marsan, -2° à Montélimar, -1° à Pau, Chartes, Rouen, Lille et Nantes, 0° à Brest et 4° à Nice.




Du 12 au 17 mai : reversement de tendance - il fait de nouveau de nouveau exceptionnellement chaud avec 36° à Montpellier, 35° dans les Landes, 34° Lyon et 32° à Paris.


Fin juin : la canicule atteint des sommets dans le sud-est - le thermomètre dépasse parfois 40° à l?ombre, atteignant 42° à Montpellier ainsi qu’à Villefranche-de- Rouergue (Aveyron) - on mesure par ailleurs 37°à Nice ce qui constitue paradoxalement un record - dans le même temps, des orages particulièrement violents affectent le Massif Central et la Saône et Loire - des grêlons de 400 g ravagent la commune d’Antignac - Vichy et Feurs (Loire) sont également très éprouvés.


Nuit du 9 au 10 juillet : les orages de grêle ravagent pratiquement les mêmes régions touchées 2 semaines auparavant - des grêlons de plus d’un kilo auraient été ramassés à Souillac (Lot) mais cette information n’est pas officielle.


Du 14 au 18 juillet : la chaleur revient de plus belle notamment dans tout le sud-ouest où l’on mesure des températures comprises entre 37 et 39°.


L’année 1945
est la plus sèche depuis 1921 - à Paris, il ne tombe que 475 mm d’eau (alors que la moyenne est de l’ordre de 625 mm) - c’est également l’année la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des relevés météo en 1873.


Écarts à la normale 1945